Pere Laval Un saint à Maurice

En raison du Voyage du Pape François

Je propose un interview simulé du Père Laval !

Celui-ci s’inspire de lectures et des livres suivants

  • Le PÈRE Jaques LAVAL « Le Saint de l’Ile Maurice 1803-1864 » de Joseph MICHEL
  • Jacques-Désiré LAVAL (1803-1864) – Itinéraire d’un bienheureux de Benoît Smerecki
  • « Lamentations et Sollicitations au Bienheureux Père Laval » Nathalia Vadamootoo

 Père Laval J’aurai aimé vous connaitre

permettez -moi de vous interviewer !

 

Savez-vous pourquoi vos parents vous ont appelé Jacques Désiré ?

Père Laval : « On m’a appelé « Jacques » comme mon père. Il était propriétaire d’une ferme et maire du village et «Désiré » parce que mes parents souhaitaient vivement un garçon après les trois premières filles ! »

Jacques Désiré Laval naquit le 18 septembre 1803 avec un frère jumeau qui ne vécut que 10 jours. Comme cela se faisait à cette époque, ils furent immédiatement baptisés

Quel projet vos parents avaient pour vous ?

Que souhaitaient vos parents à votre naissance pour vous: une carrière de  politique ? de chef de guerre ? un guide ?

Cette image du « Chariot » pourrait résumer ce projet initial dans votre vie !

Un Chariot, Deux chevaux, un Prince qui parade, un Chemin à trouver pour remettre les roues dans l’axe ?

Dans votre Biographie il est écrit :

« La vie du jeune Jacques-Désiré Laval était marquée par l’exemple admirable de sa mère, Suzanne Delerablee, une âme très charitable secourant les pauvres des campagnes normandes. Le jeune Laval perdit sa mère à 7 ans. Cette mort devait l’influencer dans sa vie de prêtre»

« A l’âge de quatorze ans, il alla vivre chez un oncle qui était prêtre et qui préparait quelques garçons à entrer au séminaire ou au collège, en leur donnant des leçons particulières. Après trois ans chez son oncle, Jacques entra au séminaire-collège d’Evreux. Il ne s’y plut pas et ne réussit guère dans ses études. Aussi voulut-il rentrer à la maison. Son père, mécontent, l’assigna aux plus rudes travaux de la ferme, si bien que Jacques demanda à reprendre ses études. Il partit pour Paris, entra au collège Stanislas, se mit au travail avec application. Doué d’une brillante intelligence, il fut reçut bachelier-es-lettres à 22 ans. En 1825, il fut reçu bachelier-ès-sciences physiques et devint médecin, le 21 août 1830, avec une thèse sur le rhumatisme articulaire à la Sorbonne. De retour en Normandie, il ouvrit un cabinet, d’abord à Saint-André, dans son pays natal, puis à Ivry-la-Bataille. Il devint vite populaire. Charitable et peu exigeant pour ses honoraires, il était aimé des pauvres. Il pouvait se contenter des revenus de l’héritage laissé par ses parents (son père était mort en 1824).

« À Paris, il était resté catholique sincère et pratiquant, mais un changement se produisit en lui dans la petite ville où il habitait désormais. Peu à peu il abandonna la pratique religieuse. Élégant, recherchant le confort, et même le luxe, il était de toutes les réunions mondaines. Bien que médiocre cavalier, il mettait sa vanité à monter des chevaux fringants. L’Image du « Chariot » !

Mais sa conscience n’était pas en paix: lui-même avoue: «Je résistais à Dieu». Finalement, à l’automne 1834, il se convertit radicalement, revint à la pratique religieuse, passant même de longues heures en méditation. “Il entre alors au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et sera ordonné prêtre le 22 décembre 1838. A partir de Janvier 1839, il se retrouvera Curé à Pinterville durant 2 ans. Là encore un autre appel se fit entendre : devenir missionnaire au loin. Il se fait religieux dans la Congrégation du Saint-Esprit et ce fut l’île Maurice, quelque peu perdue dans l’Océan Indien, qui l’accueillit en septembre 1841. »

Donc vous commencez des études au séminaire, vous le quittez rapidement ! Et vous faites de brillantes études pour devenir Médecin. Ce qui vous permit d’exercer la médecine !  Mais cette manière de vivre ne vous plait pas ! Vous changez de direction ! Quatre ans après vous entrez dans l’ordre religieux ! Un vrai chariot à la recherche de sa voie !

C’est souvent ainsi Père Laval, que le chemin proposé par les parents soit souvent refusé. Jusqu’au moment où on prend conscience que l’on nous a transmis un trésor ! L’Image du “Chariot” éclaire bien la situation !

Quel était le potentiel transmis par les parents ?

Observons l’image !

Vous aviez le potentiel pour guider, mener des combats d’idée, changer de direction quand cela est nécessaire Persuadé que votre vie pourrait être guidée par une conviction profonde dans le chemin de Jésus .

Mais pour cela il vous a fallu maîtriser vos chevaux émotionnels ! Il a été nécessaire de ne pas attendre de validation pour vos prises de décisions, et de lâcher-prise a beaucoup d’entêtement peut-être !

On disait de vous dans votre jeunesse : « Jacques Laval se plaisait alors dans le confort et le luxe. Il aimait parader en uniforme, à la tête de la garde nationale de sa commune et se faisait remarquer par l’élégance de ses habits, le luxe de ses meubles et ses réceptions »

Mais comment avez-vous changé de direction ? On dit que « cette vie jugée facile et égoïste ne le comblait pas. La conversion du Dr Laval, torturé par le remords, fut lente mais profonde. Une déception amoureuse avec une cousine, une chute de cheval qui aurait pu être mortelle ne furent peut-être que coïncidences»

Père Laval : « Ne pas oublier que le Chariot n’a pas de rênes …il est guidé ! »

Arjuna dans la Bhagavad

Connaissez-vous l’Histoire d’Arjuna » dans la Bhagavad Gita ? C’est un guerrier qui voulait réunir les deux grandes familles ennemies de la terre ; Il a été guidé par son Dieu Krishna . Son histoire semble ressembler à la vôtre !

L’histoire se déroule au début de la grande guerre entre les Pandava, fils du roi Pāṇḍu, et les Kaurava. Non loin d’Hastinapura, Arjuna un des 5 Pandavas et Krishna — qui se fait le cocher du char d’Arjuna afin de le mener au combat — sont sur le champ de bataille de Kurukshetra entre les deux armées prêtes à combattre. Arjuna doit souffler dans une conque pour annoncer le début des combats mais, voyant des amis et des parents dans le camp opposé, il est désolé à la pensée que la bataille fera beaucoup de morts parmi ses proches, oncles, cousins. Il se tourne alors vers Krishna pour exprimer son dilemme, faire son devoir en conduisant son armée et, ce faisant, tuer des membres de sa famille, et demander conseil. Krishna lui dit « Fais ce que tu dois ! Les résultats de tes actions ne t’appartiennent pas !

Père Laval vous aviez au départ ce désir d’avancer, de réussir DANS la vie ,

mais rapidement le désir de Réussir VOTRE vie a été plus important

et surtout la conviction de GUIDER les personnes en difficultés

Père Laval : « Le personnage d’Arjuna me parle beaucoup ! D’autant plus qu’a Maurice la communauté hindoue est importante ! »

Quelle image donnez-vous à voir autres ?

Comment allez-vous vers les autres ? Comment vous voyez-vous ?

Avez -vous l’impression de donner l’image d’une personne intuitive, compréhensive de l’autre ?

Etes-vous une personne émotionnelle et qui a envie d’éclairer l’autre dans ses expériences de la vie ?

L’Image de « La Lune » peut nous aider à mieux comprendre le « personnage» que vous montrez

  • Une écrevisse dans une mare d’eau
  • Deux chiens qui aboient
  • Une Lune qui éclaire et qui fascine

On a dit de vous  « De retour en Normandie, en 1830, il ouvrit un cabinet, d’abord à Saint-André, dans son pays natal, puis à Ivry-la-Bataille. Il devint vite populaire. Charitable et peu exigeant pour ses honoraires, il était aimé des pauvres »

« L’abbé Laval a entendu très tôt, depuis le noviciat, l’appel d’une plus grande misère à soulager ». Cette image pourrait représenter aussi un personnage discret, intériorisé, visionnaire !

On le voit bien dans cette image de la Lune qui attire à elle « l’écrevisse » en détresse dans la mare .

Père Laval :« Cette image aurait pu être sur Facebook ! C’est possible ! Mais ma tâche et ma responsabilité étaient si grande que je n’ai pas eu le temps d’observer l’image que je renvoyais !

Vous partez de France dans le détachement et vous arrivez à l’Ile Maurice dans l’indifférence ! L’impression d’arriver dans un autre monde ? Une autre planète ? Une nouvelle aventure de vie pour Le père Laval-Arjuna !

Votre Biographie dit « Le 26 septembre 1841, il reçut la charge de la Mission des Noirs et se mit à apprendre le créole, se fit un catéchisme de base et repéra parmi les esclaves, définitivement affranchis par les autorités britanniques le 1er avril 1839, le petit groupe de ceux qu’il pourrait former pour qu’ils deviennent ses aides. »

« Le père Laval portait une soutane rapiécée et voyageait à dos d’âne. Il vivait retiré dans un petit pavillon de bois, dans la cour du presbytère pour recevoir ses « chers Noirs », ébahis de s’entendre appeler «Monsieur » ou « Madame ». Il fit même pour eux chaque dimanche, à midi, une messe spéciale. »

« Chaque jour, le père Laval leur rendait visite dans leurs huttes, à l’hôpital et à la prison. Il fit construire de petites écoles de brousse et des centres de prière à travers le pays et, depuis son confessionnal, il veillait à leur bon fonctionnement. Détruites pour la plupart par un terrible cyclone le 8 mars 1848, ces chapelles furent aussitôt reconstruites avec enthousiasme par les fidèles. »

« Le père Laval, d’abord seul puis secondé par d’autres missionnaires, sut guérir et remettre debout, physiquement et moralement, tout un peuple que les nantis se plaisaient à considérer comme marginal. Mais, plus les succès augmentaient, plus l’opposition croissait. Les blancs le surnommèrent « la grosse bête noire » et le père Laval dut même assurer ses instructions du soir sous la protection de deux policiers. Une fois l’aversion passée, les sentiments des colons blancs évolueront peu à peu vers la confiance et, pour certains, vers une profonde admiration. »

On voit bien à travers votre personnage que la Lune est attractive, affective comme une mère, où l’élément « eau » est important.

Père Laval : « L’Attractivité entraîne parfois l’Aversion ! C’est possible ! D’autre part je ne me souviens pas si j’aimais me baigner à Maurice !Il faut demander à mes biographes ! »

Votre manière de voir « le Monde » était de voir «L’envers des situations !»

Père Laval cette image pourrait représenter votre vison du monde

Le pendu dispose de

  • La capacité de voir le monde à l’envers et par des expériences concrètes
  • De garder des liens et parfois de se sentir abandonné
  • De lâcher-prise et s’en remettre à « Plus grand que soi »
  • De déléguer des responsabilités

Avec une telle image on a n’a pas beaucoup de choix ! Sauf celle de voir la vie à l’envers des autres ! Votre capacité à proposer une vision différente, complémentaire et renversante a du déstabiliser beaucoup de personnes de votre entourage !

Il est écrit  dans votre Biographie « Voici qu’en 1848, dans la presse, des personnes reprochent au P. Laval de développer beaucoup de vieilles pratiques de Moyen-Age : port de médailles, procession, chemin de croix, et de ne pas veiller aux mœurs des chrétiens qui sont présentés comme paresseux, ivrognes, voleurs… »

Père Laval : « J’ai bien expérimenté cet état d’esprit ! »

Le « pendu » est attaché par les pieds à un cadre ! Le lien de fraternité semble avoir été très fort en vous !

Dans votre Biographie il est dit « A Maurice en 1841,l’esclavage vient d’être aboli ; mais les libertés accordées désorientent les ex-esclaves qui se sentent abandonnés. Le Père LAVAL va les traiter comme ses frères, leur rendant la dignité d’hommes. Il apprend leur langue et rédige pour eux un catéchisme en créole. Il les soigne, forme des familles et les regroupe en Communauté chrétienne en les enrichissant petit à petit des Sacrements de Baptême, d’Eucharistie, de mariage et en leur recommandant la prière à Marie. »

Père Laval : « Les liens humains, sont  importants pour moi. A condition que l’on respecte les lois de la Maison divine ! »

On a écrit « Le 8 janvier 1839, le père Laval fut nommé « desservant » d’une petite paroisse de 485 habitants, située au sud de Louviers, Pinterville. Il y restera deux ans ce qui lui permit de vivre son noviciat de futur missionnaire : austérité de vie, porte ouverte aux pauvres, attention aux conditions de vie des paroissiens, permanence de la prière. »

Père Laval : « Dès le début de ma mission j’avais développé une grande exigence afin de pouvoir accueillir dans l’authenticité et la prière , les personnes qui le demandait ! »

Le « lâcher-prise »  cher a Gandhi vous guide dans la vie . Gandhi naîtra 4 ans après votre disparition . Peut-être que votre mission dans la vie l’a inspiré ! L’Ile Maurice n’est pas loin de l’Inde !

Père Laval : « Parfois on inspire certaines personnes sans le vouloir ! Cela nous dépasse !»

Les liens familiaux devait être important pour vous ?

Dernière lettre du Père Laval  « Ayant comme le pressentiment de sa mort prochaine, le père Laval recueillit encore une fois ses forces épuisées pour adresser le 4 septembre 1864, dans une lettre à l’une de ses sœurs, Mme Cadot, quelques paroles de consolation, de salutaires conseils, et lui donner, ainsi qu’à toute sa famille, un saint rendez-vous dans l’éternité : « J’ai grande hâte de voir la fin des misères de la vie. Je ne crois pas que la fin soit bien éloignée, car je me vois mourir à petit feu… Au revoir, chère sœur, dans l’éternité bienheureuse ! »

Vous étiez un Missionnaire vivant dans le renoncement

Votre Biographie dit « Mgr Collier, nommé vicaire apostolique de l’île Maurice, accepta ses services pour l’apostolat des Noirs récemment affranchis de l’esclavage. Le père Laval entra dans la société du Saint-Cœur de Marie fondée par le Père François Libermann aujourd’hui appelée congrégation du Saint-Esprit. Il quitta Pinterville à tout jamais le 23 février 1841, arriva à Londres le 14 mai et s’embarqua, les mains vides, sur le « Tanjore » le 4 juin 1841. Il ne reverra plus l’Europe. » Après cent jours de traversée, le père Laval débarqua à Port-Louis dans la plus grande indifférence. »

Avez-vous eu conscience que vous étiez un missionnaire pour aider les autres à apprendre a « Renoncer »  aux préjugés ?

  • Vous partez en mission avant même d’avoir terminé votre noviciat.
  • Vous acceptez la charge pour « l’apostolat des Noirs récemment affranchis de l’esclavage »
  • Vous apprenez le Créole
  • Vous créez un catéchisme de base
  • Vous portez une soutane rapiécée et voyagez à dos d’âne
  • Vous accueillez vos « chers noirs » par « Monsieur » ou « Madame ».
  • Vous faites pour eux une messe spéciale à midi , chaque dimanche

C’est une manière d’agir « renversante » voire « déstabilisante » pour les autres !

Père Laval :«  Ne pas oublier Apocalypse 3.15 dit ceci « Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche ».Dieu n’aime pas les tièdes ! »

Vous avez souvent mal vécu les décisions-nominations !

« Le 2 février 1852, le père François Libermann mourut à Paris. Son successeur, le père Schwindenhammer, nomma le père Laval – qui n’avait pas fait de noviciat et connaissait mal les règles de la vie religieuse et, de plus, répugnait à écrire des rapports – supérieur provincial des missions de Bourbon (île de La Réunion) et de Maurice. Le père Laval vivra mal cette nomination. »

Le Lâcher-prise était une ressource pour vous et surtout une « manière de faire », pour résoudre des conflits. Un vrai pendu !

Le « Pendu » a la capacité de déléguer

Vous aviez des auxiliaires « les auxiliaires laïcs  du Père Laval » ! Quels ont été leurs rôles?

« Les auxiliaires du Père Laval étaient des persévérants, des gens que le Père Laval avait préparés au mariage. Qui avaient continué à vivre leur vie chrétienne. Des gens que le Père Laval avait préparés à la Première Communion, avait formés et avait pris comme parrains et marraines pour les nouveaux baptisés. Ils étaient devenus des soutiens.

« Emilien Pierre, qui habitait à Trou-Fanfaron, a été un des auxiliaires laïcs du Père Laval. A côté de chez lui, il y avait un camp de regroupements de négriers récupérés d’un bateau. Ces derniers, qui faisaient des travaux d’utilités publiques, vivaient encore une forme d’esclavage. Voyant leur misère humaine, physique et spirituelle, Emilien Pierre les avait visités, catéchisés et préparés au baptême. Il n’avait pas les moyens matériels pour les libérer, mais il s’était intéressé à eux en leur proposant l’Evangile. »

« Outre d’être des baptisés, ils allaient intégrer la société mauricienne, gagner des points de repères, tisser des relations, avoir un travail sur lequel ils pouvaient dépendre. Finalement, ils étaient devenus des gens responsables. Ils avaient retrouvé la dignité humaine. »

Pourrait-on encore trouver des gens qui ont le visage de ces auxiliaires laïcs du Père Laval aujourd’hui ?

« Ceux qui travaillent avec les drogués et les alcooliques au Centre d’Accueil de Terre-Rouge, à Lacaz A. Ceux qui font le catéchisme, animent le Service d’Ecoute et de Développement (SEED), l’alphabétisation, le soutien scolaire. Ceux qui travaillent pour trouver un logement pour tous, qui aident les gens à retourner à la terre afin de se nourrir et de nourrir leur famille. Ces gens-là ont le profil des auxiliaires laïcs du Père Laval. A travers eux, l’œuvre du Père Laval perdure. »

Père Laval vous avez compris cela très tôt !

« Le Père Laval a été un prophète en son temps. D’une part, il savait qu’il allait être seul et que les laïcs font parti de la Mision. D’autre part, parce qu’il était rempli de la présence du Christ, il pouvait voir et sentir la joie des gens par rapport à l’émerveillement de la découverte de l’Evangile. Il pouvait même percevoir leur désir de le partager. Après les avoir formés, il mettait en place une structure pour que cet Evangile, qui se vivait, puisse aussi être partagé »

« Rappelons que le monde à l’époque était délétère: la communauté blanche n’était pas un exemple; les Noirs n’avaient aucune formation; le monde anglais était perçu comme celui dont il fallait se méfier. Il n’était pas question d’œcuménisme, mais de concurrence. »

Père Laval : « j’espère que cette évolution commencée à cette époque… continue ! »

Si je  vous demandai Père Laval  d’énoncer quelques qualités ? Que diriez-vous ?

Cette Image représente « L’Hermite » : Personnage discret, se déplaçant ace une canne et une lanterne en direction des autres

Avez-vous besoin de vous isoler comme un Hermite ? Pour ma part je ne le pense pas en raison de votre mission vers les autres. Et puis vous n’avez pas vécu dans un monastère !

Mais Père Laval vous avez surement eu l’Humilité et la sagesse de guider les autres et d’apporter la Lumière divine comme l’Hermite !

Je vous raconte une histoire que vous connaissez bien et qui relate bien votre humilité.

« Un missionnaire français de passage à Maurice rencontra l’abbé Xavier Masuy, apôtre de la population blanche de l’époque :

– Montrez-nous, dit-il à l’abbé Xavier Masuy, ce père Laval dont on parle tant dans votre île. J’avais à Saint-Sulpice un condisciple de ce nom.

– Il était aussi de Saint-Sulpice, et ce doit être lui !

– Mais savez-vous alors que vous avez un saint parmi vous ? C’était notre distributeur d’aumônes, et il y mettait une charité qui faisait notre édification. Un jour, par un froid rigoureux, l’abbé Laval remplissait tout grelottant sa charge journalière ; se présente un pauvre mal vêtu, transi de froid ; le serviteur de Jésus-Christ n’hésite pas, il jette sur les épaules du malheureux son manteau dont il se dépouille et continue sous une bise aiguë ses saintes fonctions.

En ce moment parut le Père Laval :

– Tenez, dit l’abbé Masuy, le voici qui vient à nous dans toute sa gravité et sa sérénité.

– Ah ! vraiment, c’est là ce pauvre Jacques, c’est ce gaillard-là, ajouta-t-il dans sa langue simple et franche.

La reconnaissance allait se faire, mais le père Laval, devinant le sujet de la conversation des deux prêtres devint invisible : son humilité s’était alarmée, et jamais les deux amis ne se revirent. »

Père Laval : « La discrétion est une valeur importante. Connaissez-vous ces paroles de Jésus ? « Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu !»

Père Laval avez-vous vécu comme « un Phenix » ? Celui qui renait en permanence de ses cendres !

C’est l’Image d’un travailleur « effréné » !

Cette image « Arcane Sans Nom » pourraient représenter vos qualités, vos ressources

  • Un personnage toujours dans le labeur
  • Qui avance par la force de sa colonne vertébrale
  • Qui « coupe des têtes, des pieds »
  • Qui veut enlever les mauvaises herbes afin de semer une prochaine récolte

Votre Biographie dit  « À la fin de 1847, Laval, Lambert et Thévaux passent de quatre à huit heures par jour au confessionnal et entendent près de huit mille confessions par mois. Le Père Le Vavasseur, après une visite à Maurice, écrit : «Je suis épouvanté à la vue d’un tel travail… mais je me borne à les conjurer de prendre tous les moyens compatibles avec le travail qu’ils ont, pour conserver leur santé».

En 1852, Laval écrit à Libermann : «Nous avons eu à peu près trois mille communions, tant pour le Port que Sainte-Croix et Petite Rivière, avec une quantité de nouveaux convertis, Créoles, Malgaches, Mozambiques et quelques Indiens. Il nous faudrait de la place dans l’église pour les mettre et nous n’en avons point. Le premier besoin de ce pauvre pays, ce sont des églises. Le bien est arrêté net à cause de ça».

« En même temps il fait part de son étonnement de voir ses confrères métamorphosés en architectes : «Baud agrandit une nouvelle fois la chapelle Sainte-Croix et dans le faubourg de Cassis il entreprend de remplacer un ancien magasin qui servait d’oratoire, en une église de mille deux cents places. A la Montagne Longue, Lambert reprend entièrement, en plus solide et plus grand, la chapelle Notre-Dame de Délivrance. Dans le quartier du Grand Port, Thiersé n’arrête pas. A peine a-t-il fini une chapelle d’un côté qu’il en commence de l’autre».

Père Laval cette image est celle de la TRANSFORMATION !

C’est le le chemin qui va à l’essentiel. Pour cela il faut déblayer les mémoires anciennes, réveiller ceux qui ont été détruits, meurtris. Il faut changer de vision, accepter de porter sur son dos bien des problèmes , pour une transformation !

Pour cela on peut prendre appui sur son dos .  La colonne vertébrale est constituée de vertèbres, des vertèbres lumineuses faites d’os : de la « la lumière minéralisée » !

Père Laval : « Cette image me parle : il faut renaître à l’Essentiel » et même à l’Essence du Ciel » « Redevenez de petits enfants » ! »

Vous avez beaucoup d’humour Père Laval !

Qu’apprend-t-on à l’école du Père Laval?

Votre Biographie dit « Le Père Laval avait accepté de partir d’une réalité et non d’un rêve. Il nous apprend l’humilité. A être quelqu’un au service des autres, avec les talents reçus du Seigneur. Le Père Laval avait puisé cet impérieux besoin de se donner aux autres dans une prière constante. Il priait dès qu’il n’était pas en service. D’ailleurs, dès que les gens se tournaient vers lui, il les dirigeait vers la croix. »

« Le Père Laval n’avait que deux photos: une, assis avec la croix sur le cœur et l’autre, debout montrant la croix. La croix était au centre de la vie du Père Laval. Quand il fait son bagage pour l’île Maurice, il y met sa croix et son bréviaire.

Père Laval « Ma Croix a été mon bréviaire et mon chemin ! »

Pour mieux comprendre, Il nous faut retourner à l’Histoire de Job et reprendre les derniers versets

Le livre de Job : « pourquoi les justes sont confrontés au Mal et à la souffrance ? »

 « Enfin, Dieu clôt les débats en deux discours (38-42,6) par lesquels il fait comprendre à Job en même temps son erreur et sa suffisance : «Quel est celui-là qui obscurcit mes plans par des propos dénués de sens ?…Où étais-tu quand je fondais la terre ?» (Jb 38, 2. 4). Et Job de prendre conscience de la toute-puissance de son Dieu en même temps que de sa condition de créature : «Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu. Aussi je me rétracte et m’afflige sur la poussière et sur la cendre ». (Jb 42, 5.6).

«Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu.

Le Père Laval est revenu à Dieu !

Père Laval le Cœur sur la main

Père Laval vous avez le cœur sur la main pour vous dévouer aux autres ainsi ! Vous étiez un vrai Amoureux des autres . Comment faisiez-vous pour dépasser les conflits ? Vous étiez toujours au centre des solutions possibles !Vous aviez surement un Ange au-dessus de vous pour vous guider et vous effacer si cela était nécessaire.

Père Laval  : « les anges m’ont beaucoup aidé dans ce chemin parcouru ensemble avec les Mauriciens ! »

« En mai 1854, le choléra sévit à Maurice. Le père Laval se dévoua à l’extrême pour les malades et les mourants. Il en fit de même lors de l’épidémie de variole, elle aussi très meurtrière en 1856. »

Vous avez rempli votre mission jusqu’au dernier moment ! Un vrai chariot !

Pour conclure notre entretien, Père Laval je vous lis ce qu’on a écrit à votre sujet

  • «Vous savez combien j’aime le Père Laval. Je vous aime autant. Continuez à suivre son chemin.» Jean-Paul II, le 15 octobre 1989
  • « Père Laval n’appartient pas à une communauté ni à une seule religion : il a été unanimement accepté par tous les Mauriciens comme étant un grand amoureux de l’humanité. Nous profitons aujourd’hui de tout ce qu’il a fait, par son travail et sa foi, pour l’unité du peuple mauricien. » Sir Seewoosagur Ramgoolam, le 18 mai 1979
  • « Si le Père Laval a été de son vivant l’homme de tous parce qu’il a été authentiquement un homme de Dieu, mieux que quiconque, il reste pour nous aujourd’hui le symbole de l’unité mauricienne dans sa diversité culturelle, raciale et religieuse. » Mgr Jean Margéot, ancien évêque de Port-Louis et cardinal
  • « Père Laval est parti en laissant un héritage aux Mauriciens, cela sans aucune distinction de race ou de confession religieuse. » Mgr Maurice E. Piat, évêque de Port-Louis
  • « Le Père Laval a de son vivant, et plus encore depuis sa mort – sans cesse encore – donné une leçon d’humilité, d’amour du prochain et de grandeur de l’homme. Sa présence à Maurice, son œuvre pendant sa vie, son souffle qui plane sur nous depuis sa mort terrestre ont toujours dépassé et dépassent encore toute idée de race, de religion et de couleur… Que dire de l’universalité du Père Laval ? Il suffit de jeter un coup d’œil sur cette masse de Mauriciens, venus de tous les coins, de toutes les souches, de toutes les cultures qui, tous les ans, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort, vient lui témoigner son attachement, vient chercher auprès de sa sépulture courage, réconfort, assurance et espérance. » S. E. M. Radha Krishna Ramphul, représentant permanent de Maurice à l’ONU, le 6 avril 1976.

Merci Père Laval pour cet interview qui m’enseigne  !

Père Laval : « Jean Marc votre Référentiel m’intéresse beaucoup ! »

Le 7 septembre 1894, le Père Laval fut victime d’une double attaque d’apoplexie et d’hémiplégie. Le vendredi 9 septembre, à 8 heures, il reçoit l’Eucharistie. Smerecki précise dans son livre que le Père Laval confie à un ami noir : « Continuez à prier pour les pauvres (…) Les pauvres m’attendent là-haut pour me faire entrer dans le ciel. » Il mourût à 13h40 le vendredi 9 septembre.

Il n’y avait eu personne pour l’accueillir à son arrivée à Maurice. Il y en eut 40 000 pour accompagner à sa tombe leur Père bien-aimé. Le petit monument qu’on y érigea devint vite un centre de pèlerinages fréquenté toute l’année. Toutes les catégories religieuses de l’île, hindous, musulmans, confucianistes et chrétiens ont leur jour de fête en son honneur; mais le 9 septembre est la fête de tous.

Le Père Laval a été déclaré Bienheureux par le Pape Saint Jean-Paul II le 29 avril 1979.

En avril 1979 à Rome, Jacques-Désiré LAVAL est déclaré Bienheureux (Personne dont l’Église catholique reconnaît, par la béatification, la perfection chrétienne en autorisant qu’on  lui rende un culte local.) par le Pape Jean-Paul II.

Jacques-Désiré LAVAL est toujours vénéré à l’Ile Maurice et ceux de là-bas actuellement en France se réunissent chaque année à Pinterville avec bien des chrétiens normands pour le prier et demander son intercession.