Le Kintsugi, ou l’art de sublimer les blessures…

 « Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière !»
« Chérissez vos cicatrices car elle vous montrent le chemin que vous avez parcouru !»
« Transformez vos lignes de failles en ligne de force !»

 « Bienheureux les fêlés car ils laisseront passer la lumière !»
« Chérissez vos cicatrices car elle vous montrent le chemin que vous avez parcouru !»
« Transformez vos lignes de failles en ligne de force !»

Cette technique ancestrale, découverte au XVème siècle au Japon, consiste à réparer un objet en soulignant ses lignes de failles avec de la véritable poudre d’or, au lieu de chercher à les masquer. C’est l’art du kintsugi !

Le mot Kintsugi vient du Japonais Kin (or) et Tsugi (jointure), et signifie donc littéralement : jointure à l’or. L’art du Kintsugi est appelé le Kintsukuroi, signifiant «raccommodage à l’or».
Il s’agit d’un processus de réparation long et extrêmement précis, se déroulant en de nombreuses étapes, sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois. On dit même qu’il faut parfois un an pour réaliser le meilleur Kintsugi.
Les éclats de l’objet cassé sont tout d’abord réunis un à un, puis nettoyés, et recollés avec une laque traditionnelle naturelle issue de l’arbre laquier. L’objet est mis à sécher, puis poncé.
Ensuite, ses fissures sont soulignées de couches de laque successives et, finalement, saupoudrées d’or, ou de tout autre métal en poudre (argent, bronze, laiton, cuivre…), qui, se mêlant intimement à la laque encore humide, donne l’illusion d’une coulée de métal.
Puis elles sont polies. L’objet peut alors révéler tout son éclat.

Réparé, consolidé, embelli, il porte fièrement ses blessures, et il devient paradoxalement d’autant plus précieux qu’il a été brisé…L’objet s’en trouve également sublimé.

Cet art typiquement japonais d’enjoliver les imperfections permet aussi de mettre en valeur la singularité de chaque pièce. Si vous cassez un service entier d’assiettes par maladresse ou à l’issue d’une scène de ménage, vous obtiendrez des modèles tous différents après réparation !

La beauté dans les choses simples!

Le kintsugi s’inscrit dans la pensée japonaise du Wabi-Sabi qui invite à reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites, et atypiques .

Mettez de l’or dans votre vie, découvrez l’esprit du Kintsugi !

Appliqué à soi-même, le kintsugi est une véritable art-thérapie. Ainsi nous pouvons aussi faire de notre vie une oeuvre d’art à l’image de cet art du Kintsugi.
Céline Santini,  a développé ce concept  dans son livre « Kintsugi, l’art de la résilience »  avril 2018  et explique « Le Kintsugi, ou l’art de sublimer les blessures… La Voie du Kintsugi peut être vue comme une forme d’art-thérapie, vous invitant à transcender vos épreuves et transformer votre propre plomb en or. Il vous rappelle que vos cicatrices, qu’elles soient visibles ou invisibles, sont la preuve que vous avez surmonté vos difficultés. En matérialisant votre histoire, elles disent : « tu as survécu ! » et vous apportent un supplément d’âme. »

La symbolique de la guérison
et de la résilience.

Mais sa philosophie va bien au-delà d’une simple pratique artistique. On touche là à la symbolique de la guérison et de la résilience. Soigné, puis honoré, l’objet cassé assume son passé, et devient paradoxalement plus résistant, plus beau et plus précieux qu’avant le choc.

Il s’agit d’ apprendre à vivre avec ses blessures, et même, à les embrasser ! Un art de la résilience qui peut nous aider à nous sentir plus beaux grâce à nos cicatrices. Le Kintsugi nous invite à transformer notre part d’ombre et à la mettre en lumière…

Le Kintsugi peut être vu comme un support de guérison symbolique

Cette métaphore déroulée tel un fil conducteur peut éclairer d’une façon nouvelle chaque étape de tout processus de guérison, qu’il s’agisse d’une blessure physique, ou émotionnelle…

Christophe André, « Kintsugi » [archive], sur Psycho Actif, le blog de Christophe André, Psychiatre, 20 septembre 2017  : « J‘aime bien cette pratique, qui a bien sûr quelque chose d’étonnant, à une époque où on jette volontiers ce qui est usé ou brisé. Je l’aime d’autant plus que j’ai parfois l’impression de rencontrer des humains kintsugi ! Des humains que la vie a cabossés, mais qui ont réussi à s’en remettre, et qui n’en ont pas gardé d’amertume ou de ressentiment. Au contraire, qui ont progressé, qui se sont à la fois reconstruits et agrandis, améliorés, bonifiés… »

Pratiquez le Kintsugi :
l’art japonais d’assumer ses défauts
et de booster l’estime de soi

« Conjuguez votre imparfait au présent »
« Parfaitement imparfait »

Livre de Celine Santini “Kintsugi: L’art de la résilience”
Partagez